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Avant d'illustrer ces deux notions par des exemples, il convient de bien les définir. Censure : Il s'agit d'une opération qui consiste à supprimer, avant sa publication, dans un livre ou un journal, une opinion, une idée, de la relation d'un événement ou de la révélation d'un fait. Néanmoins, ce type de contrôle est contraire au principe de la liberté de « communiquer ses pensées ou ses opinions » Cependant elle n'existe plus en France sauf en cas de situation exceptionnelle (guerre, siège, état d'urgence) Manipulation : Cette activité vise à réduire la liberté d'une personne, d'un groupe ou d'une foule, de discuter ou de résister à ce qu'on lui propose, afin de l'obliger à partager une opinion, voire adopter un comportement particulier. Le but de cette opération est de faire croire ce qui n'est pas. La manipulation est donc comparable à la dissimulation. Extraits du
Dictionnaire des médias
Le Monde, dans un article du 04 mai 2001, sensibilise ses lecteurs à ce problème : L'ex-URSS fait partie de ces pays où les médias restent malheureusement censurés. Chaque jour, les journalistes risquent leur vie : tabassages, emprisonnements voire même tortures…voilà ce à quoi ces messagers de l'information s'exposent. Lors de la journée de la liberté de la presse qui s'est déroulée le jeudi 3 mai 2001 à New York, le CPJ (comité pour la protection des journalistes) s'est inquiété de la récente prise de contrôle par l'état russe de la seule chaîne de télévision privée à audience nationale. En effet, le Kremlin a décidé de « mettre la main » sur tous les grands moyens d'information nationaux et de contrôler les médias indépendants, tout en faisant passer cela pour un « conflit du monde des affaires ». Par exemple, 80% des médias kazakhs subissent l'influence du clan présidentiel. Cependant, l'ONU et l'OSCE ( Organization Security Co-operation in Europe ) multiplient les projets d'aide à la liberté de la presse, mais ceux-ci restent malgré tout fictifs. En Russie, l'état vérifie absolument tout : l'information, Internet et même les appels téléphoniques. Si l'on censure tous les médias existant dans les pays de l'ex-URSS, quels moyens de s'informer restera-t-il à la population russe ? En 1997, Télérama consacrait déjà un dossier sur la liberté de la presse en Algérie : Assassinats, bombes, voitures piégées… Quelle est la réalité de la guerre civile qui frappe l'Algérie ? Ni la population algérienne ni l'opinion internationale ne peut le savoir. Et pour cause : les journalistes, véritables otages de la guerre ne peuvent plus exercer leur métier. Cibles des groupes armés islamistes et soumis à la répression des autorités. Les informations données ne peuvent-être qu'approximatives, faute de pouvoir les vérifier sérieusement sur place. Les journalistes sont totalement manipulés par les deux parties et n'ont pas accès aux zones d'affrontement. Les médias sont tenus de ne diffuser que des communiqués officiels, et personne n'a le droit d'enquêter sur le terrorisme ou la répression. Quand les attentats sont trop voyants ou trop meurtriers, les journaux en parlent. On soupçonne même les islamistes de faire sauter des bombes dans les rues d'Alger pour que leurs exactions ne soient plus passées sous silence. Quand les autorités ne peuvent plus nier cette réalité, elles utilisent des prétextes économiques pour interdire les journaux : les censures et suspensions sont quotidiennes. Mois après mois, des titres sombrent, suspendus administrativement ou étranglés financièrement. « Nous travaillons avec la peur au ventre, nous recevons des menaces mais nous ne voulons pas céder à cette volonté d'institutionnaliser l'autocensure » souligne Omar Belhouchet. Extraits du dossier Télérama n° 2456
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